Dossier | Herbert Black | L’empereur de la « scrap » (4 articles)

La Presse - 26/07
Montréal s’attaque au « roi de la scrap ». Depuis l’incendie qui a enfumé une bonne partie de la métropole en avril, la Ville tente de révoquer les permis du site de recyclage de ferraille du milliardaire Herbert Black, jugé trop polluant. À 82 ans, le magnat de l’acier n’a pas l’intention de plier. Sans lui, c’est tout un pan de l’économie québécoise et nord-américaine qui va tourner au ralenti. Et il le sait. Portrait d’un des hommes d’affaires les plus puissants du Canada. Un dossier d’Ulysse Bergeron et de Martin Tremblay

Avant d’être un manoir, la résidence du magnat montréalais du recyclage et de la ferraille Herbert Black est un musée. Et il a été conçu comme tel. « Je l’ai bâti moi-même, avec mes entreprises, pour y mettre mes collections d’œuvres d’art », confie le grand patron d’American Iron & Metal (AIM), multinationale de l’acier.

Publié à 5 h 00
Texte : Ulysse Bergeron Équipe d’enquête, La Presse
Photos : Martin Tremblay Équipe d’enquête, La Presse

Un marbre original d’Eve, d’Auguste Rodin, trône à l’entrée de la résidence qui, des hauteurs de Westmount, offre une vue plongeante sur le centre-ville de la métropole. Dans sa chambre – autour d’un lit à baldaquin du XVIIIe siècle façonné à la main – sont accrochés des originaux des impressionnistes français Camille Pissarro et Henri Matisse.

  • PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

    La vue de la résidence de l’homme d’affaires donne sur une partie du centre-ville de Montréal.

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    Outre les peintures et les sculptures, Herbert Black collectionne les meubles d’exception.

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    À l’entrée de la maison, un marbre original d’Eve, d’Auguste Rodin

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    Dans sa chambre : un lit à baldaquin façonné à la main.

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    Dans sa cave à vin, Herbert Black lève un verre de scotch Macallan d’une bouteille valant plus de 25 000 $.

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L’homme d’affaires de 82 ans apprécie les artistes européens du siècle des révolutions. Mais il a un penchant particulier pour les meubles d’exception : bureaux, tables, chaises… « C’est concret. On peut les utiliser », dit-il, assis sur une chaise de l’époque victorienne dont la valeur frôle le million de dollars. Ses bibliothèques murales sont d’ailleurs remplies d’ouvrages qui détaillent les moindres fioritures des objets.

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Le propriétaire collectionne également les livres rares.

Sa passion pour l’art, le milliardaire l’a développé...
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